Image & poésie avec Sonja Chiffot !


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« J'ai conservé en moi toute la puissance et la simplicité de ma terre natale emprunte de ces moments de couleur, d'harmonie avec la Nature, de bonheur et de spiritualité. » Sonja Chiffot, extrait de sa présentation sur son site.


Sonja Chiffot est une artiste peintre d’origine bourguignonne, enseignant également l’art plastique, que j’ai eu le plaisir de découvrir en 2009. Les tableaux de Sonja Chiffot, que je qualifierai de « tableaux-vitraux », découpent la lumière en multiples tessons de couleurs dont elle garde le secret, formant des bouquets de textures lumineuses au service de l’émotion qu’elle révèle à travers ses paysages et ses portraits.

On y décèle, selon les œuvres, une note « art-déco » mais elle utilise aussi une autre technique en tons sépias lorsqu’elle nous amène dans l’intimité des corps et de leurs secrets.

L’univers de Sonja Chiffot ne laisse pas indifférent, elle nous donne en image, comme jadis Colette au niveau des mots, le goût même de son univers de couleurs et de mouvements qui épousent la caresse des corps. Son dessin est d’une grande douceur et ses nuances ont la transparence même du verre.

Mais ce n’est pas tout, l’écriture fait également partie de sa vie, et elle nous donne à voir et à goûter des émotions d’une égale intensité. Que ce soit par la peinture ou les mots son univers est celui d’une femme d’exception, une femme comme tant d’autres femmes, trop souvent oubliées de Louise Labé à Marie Noël, qui ont su nous parler avec une sincérité et un don unique d’amour et de tendresse. Comme le disait Jean Ferrat, reprenant Aragon, «La femme est l’avenir de l’homme ».

Je vous laisse découvrir le poème de Sonja :



Il avait les mots.

Dans son hiver

D’hier,

Elle en avait fait son îlot…


Les mots bleus des cieux,

Les mots « globine »,

Elle était leur copine,

A défaut de mieux…


Doucement aveuglée de poésie,

C’était ainsi…


Elle flottait au gré des flots,

De sages images,

Démos rétro,

Subtile mirage…


Il n’avait pas le verbe,

Ilot rocailleux sans herbe,

Celui qui nomme,

Celui de l’Homme…


Réalité amère,

Démontée la mer…


L’alizée sifflait à ses oreilles,

Rien ne sera pareil,

Il restait avec ses peurs,

Elle restait avec ses pleurs…


Le silence faisait taire les mots,

Pouvait-il aussi taire ses maux…









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